Les J.O. 2024 à la loupe ...
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Toutes les promesses faites lors de la candidature de la capitale seront-elles tenues ?
- Des Jeux "populaires" ?
Le prix des billets tend à montrer le contraire. Sur 13 millions de billet 1 million seront vendus à 24 € et 5 millions à 50 € ... reste 7 millions de billet qui oscillent entre 100 €, 200 € et montent jusqu'à 690 € pour des phases éliminatoires d'athlétisme mais sans pouvoir assister à la finale.
Le must, les billets les plus onéreux 980 € pour suivre une finale et jusqu'à 2 700 € pour assister, dans les meilleures conditions, à la cérémonie d'ouverture sur les quais de Seine.
Des Jeux écolos ?
- Un bilan carbone qui sera plus élevé que prévu. Fi, des Jeux à "contribution positive pour le climat", l'ambition est ramenée à "diviser par deux l'empreinte carbone des Jeux". Comment ne pas être sceptique, tant la stratégie climatique des organisateurs demeure "incomplète" et "manque de transparence". N'oublions pas non plus que les émissions de gaz à effet de serre de ce type de compétition explosent principalement en raison des déplacements aériens des spectateurs et qu'on attend entre 1,5 et 2 millions de spectateurs par avion. C'est là où les organisateurs ont le moins de prise.
- La Seine moins propre que voulue. La Seine est régulièrement contaminée par des bactéries fécales à cause d'erreurs de branchements d'immeubles dont les eaux usées se déversent dans le réseau d’eau pluviale. Alors que 50 à 100 000 raccordements non conformes sont en cause, seuls 10 000 sont prévus en réfection. Les eaux usées — potentiellement contaminées — pourraient continuer de ruisseler jusqu’à la Seine particulièrement en cas de fortes averses.
- Une mobilité durable. La place des vélos est moins grande qu’annoncée et les transports moins collectifs qu’espérés.
Des jeux accueillants ?
Pour permettre l’organisation de jeux olympiques destinés aux plus riches, 3 000 logements étudiants sont réquisitionnés.
Particuliers, hôteliers, plate-formes de location (Airbnb, Booking ...) voient leurs tarifs en forte hausse pour atteindre des montants prohibitifs qui s'échelonnent de 400 € par nuitée pour un studio jusqu'à 1 800 € pour un appartement 8 personnes, (5 fois plus qu'avant les JO). Tous prix revus à la hausse en fonction de l'emplacement, des équipements à disposition et des commodités, etc.
Dans le même temps se pose également la question du risque sanitaire lié à la prolifération des rats; des punaises de lit, du moustique tigre alors qu'on attend 15 millions de visiteurs.
Des jeux pour la banlieue ?
Deux milliards d’euros ont été injectés dans le village olympique. Mais les bâtiments prévus pour devenir des appartements ne compteront que 30 % de logements sociaux. Soit 70% de logements inaccessibles pour grande partie de la population locale ne dispose pas d'un niveau de revenu permettant l’accès au crédit bancaire. On chasse les plus précaires et on remplace une population par une autre.
Des Jeux qui vont créer de l’emploi ?
Le Comité d’organisation recherche 45 000 bénévoles (qui bosseront à l'oeil), ne seront pas logés (à quelques exceptions près), n'auront pas d'accès aux compétitions (sauf ceux missionnés dans ces aires qui pourront peut-être croiser des athlètes) et nul ne peut choisir sa mission. Benêt-vole ?
Des jeux sécurisés ?
Aboutissement d’un travail d’influence de multinationales, de start-up et de décideurs publics qui veulent se faire une place sur les marchés de la sécurité le lobby de la vidéo surveillance assistée (VSA) a réussi à faire voter une loi lui donnant les mains libres dans l'expérimentation de cette technologie (recours à l'IA et la biométrie.
Les J.O. verront le déploiement massif de caméras, de drones et de policiers. Des mesures d’exception qui risquent de perdurer longtemps après la compétition. Les technologies achetées, les personnels formés, on ne va pas revenir en arrière.
La proposition de loi Sécurité globale en pose les premières bases sans se questionner sur la compatibilité de ces technologies avec la démocratie.
Le CIO nous dit que l'investissement dans les J.O valait la peine, lui qui devrait y gagner quelques milliards, mais qui va payer la note ?.
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