Le trou de la Sécu
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Ou, quand on veut tuer son chien, on dit qu’il a la rage…
En 2023, il a manqué 10,3 milliards d’euros pour avoir des comptes en équilibre.
Le rapport de la Cour des comptes portant sur l’année 2023 montre clairement que la prime pour le partage de la valeur (plus connue sous le nom de prime Macron), la fin des cotisations sur les heures supplémentaires, l’intéressement, la participation… tous ces dispositifs dérogatoires aux hausses de salaire ont très largement plombé les comptes.
Si, au lieu d’exonérer de cotisations sociales ces largesses accordées avant tout aux employeurs, les salaires avaient été réévalués, les comptes sociaux auraient dégagé un excédent de 11,5 milliards.
Comme le rappelait ainsi récemment l’économiste Michaël Zemmour dans un article d’Alternatives économiques, « le gouvernement crée les conditions d’apparition d’un déficit, et ensuite il dramatise pour pousser un agenda de réformes, connues depuis le départ, qui visent à baisser les dépenses publiques. »
Pour mémoire :
En 2022, le montant des allègements généraux de cotisations sociales patronales pour le secteur privé s’est ainsi élevé à 69,8 milliards d’euros. A cette somme peut être ajouté le budget consacré à la prime d’activité (9,8 milliards d’euros en 2021). Bref, au total, la Sécu bénéficierait en gros de 100 milliards d’euros de recettes en plus chaque année sans l’existence des nombreux régimes dérogatoires.
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