Société
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Je viens d’être cambriolé la semaine dernière et cela m’interroge. Quand j’en parle et que je fais le tour de mes voisins, je me rends compte que pratiquement tous l’ont déjà été au moins une fois. Finalement, cette intrusion dans ma maison semble normale. En somme, c’est comme un « bizutage », il faut y passer.
Si je plonge dans mes souvenirs d’enfant, je crois, non, j’en suis sûr, qu’à l’époque, à Commercy, dans les années soixante-dix, la porte d’entrée de chez mes parents restait ouverte de jour comme de nuit. Pas une visite non désirée, pas l’ombre d’un voleur ! Je me souviens aussi de la tournée du facteur avec sa sacoche pleine de billets qui allait distribuer de porte en porte les prestations sociales de toutes sortes.
Et là aussi, Miracle ! Pas une agression, que des portes ouvertes au bonhomme qui entrait dans les maisons et faisait partie de notre vie.
Je n’ose l’imaginer aujourd’hui faire la même chose. Il ferait quelques mètres avant d’être agressé, volé, très certainement battu s’il avait osé résister.
Alors que s’est-il passé ? Comment en est-on arrivé là ? Quelles fautes collectives avons-nous pu commettre ?
Hé oui, en un demi-siècle, nous avons réussi à transformer profondément la société dans laquelle nous vivons. Cela fait les choux gras de quelques partis politiques et l’on en débat à n’en plus finir. Que fait la Police ? Pourquoi la justice n’enferme pas les coupables ? Encore les immigrés !
En vérité, on a oublié d’éduquer nos enfants, de leur apprendre la vie en société, les règles simples qui la régissent. On a oublié le mot « intégration » mieux, on le galvaude !
Nous devons tous nous interroger au-delà des responsabilités collectives. Qu’avons- nous fait et que faisons-nous pour préserver une société vivable ? Vivons-nous en société ou recroquevillés sur nous-mêmes ?
J’ai toujours dit et pensé qu’on ne pouvait pas passer une vie en société sans lui donner un peu de soi, sans partager. Je suis convaincu que c’est ce manque d’investissement sociétal qui nous mène à notre perte dans tous les domaines majeurs que sont la santé, l’éducation et l’environnement, entre autres.
Voilà, un petit cambriolage, deux fenêtres endommagées, quelques bijoux disparus m’ont amené à cette réflexion que je vous livre en toute sincérité.
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