Vous vous attendiez à quoi ?
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On ne pouvait que s'y attendre, le gouvernement BARNIER est un gouvernement de droite… très à droite.
Il y a des ministres avec des positions très fermes sur l'immigration et la sécurité ; entre autres, M. Barnier – 1er ministre – M. Retailleau – Intérieur – et Mme Anne Genevard – Agriculture – (cette dernière également anti-écologiste et partisane d'un modèle productiviste, pro FNSEA).
Il y a dans ce gouvernement des ministres opposés au mariage pour tous et à la PMA, voire à l'IVG (entre autres, M. Patrick Hetzel – Recherche – et Mmes Catherine Vautrin – Territoires et Annie Genevard – Agriculture).
Des ministres avec des toiles au cul ! Rachida Dati – reconduite à la Culture – malgré le fait qu'elle soit toujours sous le coup d'une mise en examen pour corruption et trafic d'influence passif par personne investie d'un mandat électif public dans le cadre du volet parisien de l'affaire Ghosn. Agnès Pannier-Runacher – Transition écologique – elle, est connue pour ses conflits d'intérêts et ses liens avec des multinationales. Une enquête du média d’investigation Disclose a révélé que les enfants de la ministre, mineurs, étaient actionnaires d’une entreprise créée par Jean-Michel Runacher (son père), dont les fonds, domiciliés en partie dans des paradis fiscaux, étaient liés à Perenco, entreprise climaticide. La Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) a ouvert mardi une enquête sur la ministre.
Tout compte fait, Michel Barnier est donc le chef d'un gouvernement de droite qui, sans le dire, inclut le Rassemblement National. En effet, on ne peut que noter la proximité des idées de ce gouvernement avec celles du Rassemblement National. Ce dernier réintègre à grands pas la grande famille de la droite française depuis qu'il s'est démarqué de la philosophie historique du FN (antisémitisme, racisme…).
À noter, aussi dans ce gouvernement, des ministres totalement néophytes au regard de leur portefeuille (Didier Migaud - Justice, Anne Genette – Éducation nationale) ou dont les prises de positions sont en dissonance avec le portefeuille confié, tel Patrick Hetzel (Enseignement supérieur et recherche) qui, en période COVID, a défendu l'usage du traitement à l'hydroxychloroquine et été hostile à l'égard de l'obligation vaccinale.
J'entends les gens de gauche s'insurger à juste titre ; notre président, en choisissant son Premier ministre, oublie que le Nouveau Front Populaire est arrivé en tête, même s'il ne représente qu'un tiers des effectifs de l'Assemblée nationale.
Mais le constat est qu'aujourd'hui, la droite, elle, va du centre droit à l'extrême droite et représente les deux autres tiers des effectifs de l'Assemblée nationale (même si 80 de ses députés ont été élus grâce au report des voix de gauche pour faire barrage au RN, ce qui d'ailleurs n'est pas forcément vrai dans l'autre sens).
En temps normal et depuis 1958, lorsqu’un parti obtient un peu plus de 50 % des voix, il gagne les élections et le droit de gouverner. Et, même si ce n'est pas très démocratique, cela veut dire que 51 % d'électeurs majoritaires peuvent imposer leurs vues aux 49 % restants ; c'est ainsi que fonctionnent nos institutions.
Mais aujourd'hui dans notre situation sans vainqueur clair, le risque de blocage institutionnel est réel.
Alors notre Président fait le pari que les camps de droite peuvent s’entendre pour former une coalition qui détiendrait la majorité absolue.
Une hypothèse loin d’être acquise, tant les trois principaux blocs se sont opposés au cours de la campagne.
En attendant, on se résigne ou quoi ?
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