Planedenn (destin, en Breton Vannetais)
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Après SODETAL, Papeteries de Stenay, AUCHAN, Crédit Agricole, et tant d’autres fermetures, il me revient en mémoire une chanson d’Alan Stivell datant des années 70, inspirée par l’exode rural des années 60, particulièrement sévère en Bretagne.
La Bretagne hier, la Meuse aujourd’hui ?
La Meuse perd, depuis plusieurs décennies, 1 000 habitants par an, en moyenne.
La Lorraine a disparu, engloutie dans le « Grand Est » tellement à l’Est que Strasbourg régente aujourd’hui ses régions vassales.
Pour les élites parisiennes, le nom de Bar le Duc évoque une eau de source Hollandaise plus facilement que celui de la préfecture d’un département en déshérence.
Ces dérives mortifères sont contagieuses, même les communes périphériques de la communauté d’agglomérations deviennent quantité négligeables vue de leur métropole.
Il ne nous restera donc bientôt plus que la mirabelle (voir plus bas…)
Traduction du Breton :
Quand il dut quitter la maison
Et s'en aller à la guerre dans un pays lointain
Les cloches sonnaient violemment
Son homme ne revint jamais.
Quand elle est partie à dix-sept ans
Elle était jolie comme une rose blanche
De lettre, elle ne reçut jamais
Sa fille était perdue pour toujours
Quand son fils laissa ses barques
Pour aller mourir comme le père,
Les ronces poussèrent dans ses champs
Avec le genêt et l'ortie.
Les autres enfants sont partis à Paris
Vivre ici n'était pas facile
Les autres enfants sont partis à Paris
L'ombre de la mort s'étend sur la campagne
Sa maison autrefois pleine de vie
Est ouverte au vent fou
Et qui osera lui reprocher
D'avoir de l'eau de vie sur la table
Demain elle sera envoyée à l'hospice
Toute seule, le coeur glacé
Ses enfants partis à Paris
Ou, ailleurs, je ne sais plus
Croyez-moi, camarades
Pour rassembler leurs trucs en or
Une bonne partie des Messieurs
Savent faire du fumier avec les pauvres.
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