Refuser de parvenir
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La lecture récente d’un charmant petit bouquin de Corinne Morel Darleux intitulé « Plutôt couler en beauté plutôt que de flotter sans grâce » (réflexions sur l’effondrement) m’a donné l’idée de me pencher sur le refus de parvenir.
Idée attribuée à l'intellectuel libertaire, instituteur et syndicaliste, Albert Thierry (1881-1915) .
Pour lui, « Refuser de parvenir, ce n'est ni refuser d'agir ni refuser de vivre : c'est refuser de vivre et d'agir pour soi et aux fins de soi »4, « C'est rester fidèle au prolétariat, c'est anéantir à sa source un égoïsme avide et cruel »
Pour l'historienne suisse Marianne Enckell, le refus de parvenir est d'abord un refus de vivre et d'agir uniquement pour soi, « pour mettre son savoir-faire comme ses compétences au profit de la solidarité », du collectif.
En cette période où les vents mauvais tant d’est que d’ouest sèment leurs méfaits jusqu’en Europe, j’aimerais beaucoup que cette idée ne devienne pas une chimère.
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