LA FIN D'UN CYCLE
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Reportons nous en 2017. Un jeune président nous annonce que le vieux monde est mort et, surtout, que le ruissellement qu’il va créer va permettre de faire retomber dans toutes les bourses la richesse produite en quantité.
En 2025, les dividendes explosent pour arriver à des sommets jamais atteints, millionnaires et milliardaires se reproduisent, la rente familiale est immense… le nombre de citoyens passant sous le seuil de pauvreté augmente ainsi que celui des enfants dormant dans la rue, le pouvoir d’achat est en berne, l’épargne explose par crainte du lendemain… Mais où est donc passé ce fameux ruissellement ?
Au lieu de constater cet état de fait, le mensonge, la supercherie se poursuit en voulant nous faire croire que la dette est essentiellement due à un problème de dépenses excessives et aucunement ou si peu à un manque de recettes.
Ce manque cruel de recettes est constamment nié par nos dirigeants et tous les médias aux mains de milliardaires (90% du paysage médiatique). Après l’élection présidentielle, dans une vidéo vite retirée des écrans, un des Rotchild déclarait que la qualité première de Macron était de savoir raconter des histoires (sous entendu des fables).
Cette négation du réel en faveur des riches et au détriment des pauvres que nous sommes serait elle sur un déclin naissant ? Quelques signes peuvent être précurseurs. Bernard Arnault, parrain de Macron, se montre très discret d’ordinaire. Or, il vient de prendre la parole deux fois en quelques mois de façon virulente. La dernière en date pour déclarer que « Monsieur Zucman est un militant d’extrême gauche qui veut mettre à terre l’économie française » et qu’il serait doté d’une pseudo compétence universitaire. Les mots utilisés sont loin d’être anodins et mesurés. Bernard Arnault aurait-il peur pour se montrer autant agressif, comprendrait-il que la taxe dite Zucman commence à faire adhésion dans la population, que la fête est finie, que le gavage des riches a atteint son apogée ???. Pourtant taxer à hauteur de 2% les 1800 ménages dotés de 100 millions d’euros n’est pas les ruiner. Cette taxe rapporterait de 15 à 25 milliards et , surtout, surtout permettrait de remettre un peu de justice fiscale dans un pays endetté où les plus riches payent en proportion moitié moins d’impôt que les classes moyennes. Patrice Martin, patron du MEDEF, d’ordinaire patelin et bon père de famille passe également à l’attaque en nommant « provocation » toute nouvelle taxe et en prédisant « une grande mobilisation patronale ». Le même ton vindicatif est également employé par les économistes défenseurs de l’économie libérale. Ce changement de braquet et de vocabulaire signerait-il leur prise de conscience que le vent tourne décidément en leur défaveur dans l’opinion publique ?
Autre signe. Gros étonnement en entendant un journaliste sur France info dire que le bilan des mandats de Macron était maigre jusqu’à ce jour. Je n’étais pas sûr d’avoir bien entendu tellement c’était en décalage avec la mollesse antérieure des propos tenus à l’antenne depuis des années. La répétition des sujets traités m’a permis de constater que je n’avais pas rêvé.
Autre signe, moins heureux à mon gout : certains au PS se remettent à plastronner sur nos écrans alors qu’ils ont été responsables de tant de dégâts et d’abandons et qu’ils détenaient le pouvoir à tous les niveaux (présidence, sénat, assemblée nationale, régions, départements, grandes villes, …).
Si ces menus signes préfigurent la fin d’un cycle, rien de sérieux ne pourra se faire sans qu’il y ait union à gauche sur un programme de gauche et non d’accommodement avec la finance. Faut il rappeler que le programme partagé par le Nouveau Front Populaire (LFI, Ecologistes, PS et PC) et largement élaboré par LFI est nettement moins exigeant que celui de l’Union de la Gauche de 1981 ? Et pourtant, dès que l’on soutient une idée un tant soi peu contraire à l’économie dite libérale, on se fait traiter d’extrême gauche voire de terroriste. Là encore, cette grosse ficelle commence çà et là à s’effilocher.
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