Réduire les inégalités, faire société
/image%2F1454530%2F20250927%2Fob_ace2b3_1457-16-juin-chomeur.png)
Une proposition comme la taxe Zucman vise à tempérer l’accumulation des grandes fortunes. En incluant notamment les biens professionnels dans son assiette, elle pourrait réduire progressivement les écarts sans freiner la croissance de ces patrimoines.
Une telle taxe n'effacera pas les inégalités, mais pourra les contenir afin de renforcer la cohésion sociale et la contribution équitable des plus fortunés à la collectivité.
La montée des inégalités, illustrée par la concentration extrême des richesses et des patrimoines entre les mains d’une minorité, fragilise le sentiment d’appartenance à un projet commun.
Notre capacité à remédier à cet état de fait repose sur la capacité collective à réduire les fractures qui minent la cohésion nationale.
Pour y parvenir, il est indispensable de réduire les inégalités :
Procéder à une redistribution plus équitable des richesses. Particulièrement rétablir un équilibre fiscal et renforcer la contribution des plus aisés aux biens publics.
Réinvestir les biens communs. Les infrastructures, la santé, l’éducation ou les services publics sont des piliers de la vie collective. Lorsque certains en bénéficient sans contribuer à hauteur de leur fortune, ces biens communs se délitent et le lien social se fragilise.
Lutter contre le séparatisme économique des ultra-riches. Si les grandes fortunes évoluent hors de portée de la majorité, la société se scinde en mondes parallèles, alimentant craintes, suspicions et tensions.
En somme, « faire société » aujourd’hui signifie trouver les moyens de réintroduire de la solidarité, de la participation et un sentiment d’équité, afin que la prospérité collective ne soit pas captée par une infime minorité mais partagée dans un cadre de responsabilité commune.
/image%2F1454530%2F20231026%2Fob_2c7121_cologie-2880106665.jpeg)