Rentrée Sociale 2025
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Un Chaos Annoncé ?
Après de nombreuses années déjà, de réformes désastreuses on assiste régulièrement au démantèlement des services publiques (éducation nationale, justice, santé ...) et de notre système de protection sociale (chômage, retraites, sécurité sociale …) sans que nous puissions l'empêcher..
La concentration des richesses, la stagnation des salaires et la précarisation de l’emploi ont exacerbé un sentiment d’injustice au sein de la population.
Les institutions sont perçues comme déconnectées des réalités quotidiennes. Une partie croissante de la population ne se reconnaît plus dans les acteurs institutionnels qui ne tiennent pas compte de leur préoccupations quand ce n'est pas de leur vote.
Cerise sur le gâteau, le plan d'austérité budgétaire que propose François Bayrou n'est pas fait pour arranger les choses. Le budget qu'il doit présenter pour l’année prochaine, devrait inclure des mesures d’austérité controversées, notamment des réductions de dépenses publiques et des réformes fiscales. L’impression que les efforts demandés aux citoyens ne sont pas équitablement répartis renforce un climat de frustration généralisée.
Alors que la rentrée sociale s’annonce chargée, les opposants à la Macronie dénoncent un budget jugé injuste, accentuant les inégalités sociales. Au-delà des revendications immédiates, c’est un sentiment d’injustice systémique qui alimente la colère des populations. Il ne faut donc pas s'étonner du fait que plusieurs mouvements sociaux se préparent à intensifier la contestation. Les tensions s'accentuent, et présagent d'un automne qui risque fort d'être agité.
Blocage du 10 septembre : Mobilisation en Masse
Le mouvement “Bloquons tout”, lancé sur les réseaux sociaux, appelle à un arrêt total du pays le 10 septembre. Il s'agit d'un collectif composite aux relents de « gilets jaunes » avec des origines et des objectifs qui restent flous. Restons prudents car on sait que les réseaux sociaux s'ils jouent un rôle de catalyseur et facilitent la mobilisation rapide sans intermédiaire institutionnel, ils favorisent également la propagation de discours simplistes, voire complotistes.
En tout cas, si en 2018 les partis d’opposition et de nombreuses organisations syndicales n’avait rien vu venir avec les "gilets jaunes", cette fois, ils ne veulent pas passer à côté de l’insurrection qui vient.
Les partis politiques d’opposition, en particulier à gauche, ne veulent pas rater le coche de la révolte et les syndicats tentent de s’approprier la contestation et ont appelé à une journée de grève et de mobilisation nationale le 10 septembre. Leurs revendications portent sur la réforme des retraites, les conditions de travail, et la hausse du coût de la vie. Des blocages sont prévus dans plusieurs grandes villes, avec des perturbations attendues dans les transports, les services publics et certaines entreprises privées.
Qu'est ce qui se cache derrière le mouvement " bloquons tout" ?
Cet appel" bloquons tout" est identifié pour la première fois sur un canal Telegram nommé "les essentiels" lié à un site du même nom (https://lesessentiels-france.fr/), site souverainiste et catholique s'il en est (Le Monde). Quand cet appel circule sur plusieurs réseaux sociaux on s'aperçoit que se mêlent des éléments de gauche (selon Le Figaro) et d’extrême droite (selon Libération et L'Humanité). Un chose est sûre le mouvement multiplie les groupes Telegram, la messagerie préférée des complotistes et groupuscules d'extrême droite.
Il nous faudra attendre encore un peu pour savoir ce que ce mouvement a derrière la tête. En tout cas, un mouvement qui prône clairement le rejet, des acteurs politiques traditionnels au profit d’une reprise en main de la nation par « le peuple ».
Qu'est ce qui nous pend au nez ?
Face à cette rentrée marquée par la colère sociale et le mouvement "bloquons tout", lle gouvernement est confronté à une crise qui va bien au-delà des simples revendications économiques. La capacité des syndicats à mobiliser massivement et la réponse de l'exécutif seront déterminantes pour l’évolution de la situation dans les semaines à venir
Pour répondre à cette crise, le gouvernement doit aller au-delà des mesures ponctuelles. Il est nécessaire d’initier un dialogue profond sur les fondements du contrat social, de rétablir la confiance dans les institutions et de proposer des réformes structurelles capables de répondre aux aspirations de justice, d’égalité et de participation démocratique.
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