On finit par s'y faire …
Sans vrai surprise, ce nouveau rejet du budget de l’État à l’Assemblée nationale est révélateur du blocage institutionnel dans lequel nous nous trouvons depuis la dissolution de l'Assemblée nationale.
Il n'y a plus de majorité parlementaire pour soutenir la politique budgétaire du gouvernement les tensions tensions se font de plus en plus fortes entre l’exécutif et le législatif.
En l'absence d'une telle majorité le gouvernement va devoir envisager de faire adopter le budget sans vote par la procédure de l’article 49.3 de la Constitution, avec le risque d'une polarisation politique accrue avec le risque de diabolisation et d'hystérisation des discours et des pratiques.
Mais cela ne se fera pas si une motion de censure est votée et dans ce cas le gouvernement serait renversé.
Pour résoudre cette impasse, le Président de la République devra dissoudre l’Assemblée et convoquer à nouveau des élections législatives anticipées.
Souhaitons que ce refus pousse le gouvernement à revoir ses priorités et propose un projet plus consensuel voir cherche un nouveau compromis avec certains groupes politiques pour faire adopter une version amendée du budget.
Ce refus est un nouvel avertissement politique, mais aussi un défi pour le fonctionnement des institutions. Entre incertitude budgétaire, compromis, usage des outils constitutionnels et risque de crise prolongée, le gouvernement va devoir privilégier la stabilité financière, la politique et la crédibilité du pays.
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