Convivialisme
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Ça non plus, on a pas encore essayé, peut-être serait-il intéressant de se pencher sur le cas…
DU CONVIVIALISME
Le convivialisme peut être vu comme une alternative au néolibéralisme et comme une philosophie de l’art de vivre en commun en s’opposant sans se massacrer. Les principes convivialistes ont été énoncés en 2013 et leur pertinence attestée depuis par le soutien de 300 intellectuels connus, de bords idéologiques variés, issus de plus de 30 pays différents[1]. Ils définissent une ligne de pensée, une sorte de boussole mentale qui permet de dépasser les limites des logiques du passé qui nous ont menés à la situation présente.
Commune naturalité : Les humains font partie de la nature et doivent en prendre soin pour assurer leur survie.
Commune humanité : Tous les humains, par-delà toutes leurs différences, partagent une égale dignité.
Commune socialité : Le bonheur des humains tient à la qualité de leurs relations sociales.
Légitime individuation : Chaque individu doit pouvoir développer sa singularité tout en respectant les autres et la nature.
Opposition créatrice : Les conflits sont légitimes aussi longtemps qu’ils ne menacent pas les principes de commune humanité.
Ces principes ne sont réalisables que si la tentation de l’hubris (démesure) est maitrisée. En effet, la cause première de l’exacerbation des conflits tient à cette aspiration à l’illimitation, au toujours plus de richesse, de domination ou de prestige.
[1] CF. convivialisme.org, et Internationale convivialiste. Le Second manifeste convivialiste. Vers un monde post-néolibéral, Actes Sud, 2018. Un nouveau manifeste convivialiste est paru en octobre 2025 aux éditions Le Bord de l’Eau sous le titre Convivialisme ou barbarie.
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