État d'alerte ?
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Le 18 Mai, les Députés Français adoptent un « état d’alerte de sécurité nationale ».
Ils viennent de voter la possibilité de l’état d’urgence militaire, un état hybride entre la « guerre » et la « paix » (déjà toute relative), déclenchable à discrétion. Ce plan permet d’accélérer l’économie de guerre et de pouvoir mater par l’armée toute contestation dérangeante.
Cette mesure donne beaucoup plus de pouvoir à l’État qu’on ne croit et risque de réduire les libertés des citoyens. Elle permettrait au gouvernement d’agir rapidement en cas de menace grave, notamment liée à la guerre ou à la sécurité du pays, ce qui reste assez flou. De plus, elle pourrait être déclenchée sans débat public.
Peut-on craindre que cela serve aussi à contrôler ou limiter contestations et manifestations ?
La France est de plus en plus tournée vers une logique militaire :
– augmentation des budgets de défense,
– possibilité de mobiliser l’armée plus facilement,
– réquisitions dans l’industrie et la logistique,
– accélération de certains projets en contournant les règles environnementales ou administratives.
Cette évolution touche toute la société, y compris l’école et la culture, pour préparer la population à une éventuelle guerre.
Nous vivons déjà dans un régime d’exception depuis plus de 60 ans. Un régime vertical, autoritaire, destiné à une situation de guerre. La Constitution de la Cinquième République a été imaginée, en 1958, pendant la guerre d’Algérie, pour donner les pleins pouvoirs au Général de Gaulle afin de régler la « crise ». Prévue pour être temporaire, cette République s’est figée, elle n’a jamais été remplacée, c’est une anomalie unique en Europe.
La Constitution de la Cinquième République, est trop favorable au pouvoir présidentiel qui utilise beaucoup de mécanismes exceptionnels (49.3) pour gouverner.
Faut-il se mobiliser ?
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