Notre avenir est électrique !
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Grâce à EDF, nous aurons notre indépendance énergétique ! Finis le charbon, le pétrole et même le gaz... Au rencard les énergies fossiles (sauf l’uranium, bien sûr ) ! Plus de tankers, de pipelines... plus de crise en cas de guerre !
L’électricité bas carbone, c’est « central ». Vive le nucléaire, ça consomme peu de combustible en regard de l’énergie produite. Une petite quantité d’uranium équivaut à une montagne de charbon ou à une marée de pétrole. Nous pouvons stocker facilement plusieurs années d’uranium.
Super ! ...sauf que l’uranium ne pousse pas dans nos jardins, il nous faut l’importer : Kazakhstan, Canada, Australie, Niger, Ouzbékistan...
Le nucléaire, outre l’uranium, dépend aussi d’alliages complexes issus de matériaux comme le cuivre, le lithium, le cobalt, le nickel, le graphite, les terres rares...
Tout comme nos véhicules électriques qui en consomment énormément avant même d’avoir fait leur premier kilomètre. Et c’est aussi le cas de nos éoliennes et de nos panneaux solaires.
Nous semblons oublier que nous sommes sur Terre et que les ressources minières sont distribuées de façon très inégales, sur un plateau de Monopoly où seules certaines cases donnent accès aux métaux du futur.
La modernité énergétique n’échappe pas à la géologie et se construit sur des couches successives de minerais.
Et, il faut le savoir, avec les métaux critiques, le décor reste le même qu’avec les énergies fossiles. Il faut des mines, bien sûr, mais aussi des raffineries, des chaines industrielles, des brevets, des capacités de transformation.
En clair, le risque n’est pas seulement de savoir qui dispose de suffisamment de minerais, mais peut-être qui maitrise la chaine complète.
C’est la Chine qui domine largement le raffinage des terres rares et possède des positions fortes dans le traitement de nombreux métaux critiques.
En fait, le nucléaire ne nous rend pas indépendants, il réduit notre vulnérabilité aux chocs rapides et nous fait passer d’une dépendance anxiogène et permanente à une dépendance plus contrôlée dans la durée.
Alors moins vulnérables certes, mais toujours pas d’indépendance, comme on veut nous le faire croire !
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