Qui allume l'éclairage public la nuit ?
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Depuis les dernières élections municipales, de nombreux maires de droite et d’extrême-droite signent le retour à l’éclairage nocturne dans les villes. C’est le cas de Bordeaux, Carcassonne, Clermont-Ferrand….
La raison donnée est de renforcer la sécurité des habitants, donc réduire les cambriolages, les violences humaines et les dégradations matérielles diverses. Selon certains élus, ”les écologistes ont des valeurs arriérées et veulent revenir à la vie dans les cavernes, éclairées à la bougie”.
Aucune étude sérieuse ne le prouve.
En revanche cela induit des conséquences réelles sur la biodiversité.
Actuellement, en France environ 60 % des communes éteignent les lampadaires la nuit pour réduire la consommation d’électricité et limiter la pollution lumineuse.
En ce qui concerne la biodiversité, l’agence de sécurité sanitaire (ANSES) affirme que l’éclairage nocturne induit des déséquilibres sur la faune et la flore. Le rythme biologique se désynchronise :
Les animaux ne savent plus à quel moment il doivent chasser ou se reposer, ils sont désorientés. Les lampes urbaines sont de vrais pièges pour les insectes, les chauves-souris et les rapaces abandonnent leur habitat.
Les plantes sont maintenues en activité de photosynthèse et cela modifie leurs cycles saisonniers.
C’est un peu la même chose pour les humains.
Pourquoi ne pas proposer des solutions permettant l’épanouissement de la majorité des êtres vivants. En effet, quelques communes ont mis en place des systèmes pour concilier le sentiment de sécurité et la préservation de la biodiversité : points lumineux à intensité modulable ou à détection de mouvement, réduction des plages horaires d’illumination, utilisation d’une lumière rouge dont la fréquence d’onde perturbe moins les animaux.
Sources : vert.eco
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