l'apprenti sorcier !
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Dès son arrivée au pouvoir en 2017, Emmanuel Macron, ancien banquier d’affaires chez Rothschild & Cie, a toujours défendu une vision libérale et mondialisée de l’économie.
Une stratégie risquée !
Selon lui la la France devait faire preuve de « disruption », un concept qui vient de la Silicon Valley et consiste en une innovation qui bouleverse un marché existant en proposant quelque chose de moins cher, plus simple ou plus accessible. En théorie, la disruption est positive mais elle permet surtout la concurrence. Les exemples les plus parlants sont Netflix, Uber ou Amazon.
Alors Macron a repris ce concept pour l’appliquer à sa politique économique et a donc mis en place des réformes pour rendre la France plus compétitive sur la scène internationale. Il a voulu attirer les investisseurs étrangers (ex. : suppression de l’ISF et transformation en IFI), faciliter les licenciements (loi Travail, ordonnances Macron), privatiser partiellement des entreprises publiques (ex. : ADP, Engie, Franprix).
Macron a appliqué ce concept de manière systématique et brutale au prix d’un affaiblissement des protections sociales et des industries nationales. Il en a profité pour casser les modèles traditionnels (industries lourdes, fonction publique, protectionnisme) et adopté des technologies et des méthodes « modernes » (start-ups, numérique, flexibilité du travail). En clair il s’est aligné sur les standards internationaux (normes ESG, concurrence mondiale).
Un exemple concret : La loi PACTE (2019) :
La loi PACTE (Plan d’Action pour la Croissance et la Transformation des Entreprises) avait pour objectif de moderniser les entreprises françaises.
En réalité, cette loi a introduit des normes ESG (Environnement, Social, Gouvernance), inspirées des standards anglo-saxons et des obligations pour les entreprises de définir une "raison d’être" (au-delà du profit), souvent alignée sur des objectifs mondialisés plutôt que nationaux avec pour conséquence des grandes entreprises françaises (Total, LVMH, etc.) qui pensent désormais en termes de rentabilité globale, pas de développement local. Les normes ESG servant surtout à justifier des restructurations sous couvert d’écologie.
Comment ces idées ont-elles pris le pouvoir ?
Des programmes financés par des géants comme BNP Paribas, Microsoft ou Goldman Sachs, ont formé des générations de dirigeants français et créé un réseau d’influence où les futures élites adoptent, sans s’en rendre compte, une vision mondialisée plutôt que française. Les décisions sont prises en pensant d’abord aux intérêts de ces réseaux, et non à ceux du pays.
Alors, les problèmes s’accumulent !
Macron a démantelé des secteurs clés (énergie, transports) et les industries traditionnelles (sidérurgie, textile) sans garantie de replacement et sans toujours créer de nouveaux emplois stables. Ca été le cas de la SNCF (ouverture à la concurrence - Loi 2015), des retraites (réforme 2023) etc...
On fait des bénéfices certes mais pour quelques-uns seulement, les gagnants sont souvent les grandes entreprises et les investisseurs étrangers, pas les travailleurs français. La croissance profite surtout aux actionnaires, pas aux salariés.
La France devient dépendante des technologies et capitaux étrangers (GAFAM, fonds d’investissement américains) et perd le contrôle. Elle ne décide plus seule de son avenir économique. La croissance est quasi nulle (l’économie stagne) mais l’inflation atteint 5% (les prix montent trop vite).
Quoi faire ?
La France n’est pas en crise par hasard. Des années d’influence étrangère et de décisions mal adaptées ont affaibli son économie. Aujourd’hui, les dirigeants français ne savent plus penser autrement que selon les règles imposées par ces réseaux et s’appuient pour décider sur des consultants anglo-saxons.
Le vrai défi pour le pays ? Retrouver le droit de décider pour lui-même. Si la France ne veut pas disparaître en se fondant complètement dans ce système mondial, au risque de perdre son identité et son autonomie, elle doit se reconstruire en retrouvant une vraie souveraineté économique.
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