La dégradation des sols en France
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La COP17 contre la désertification, qui s’est tenu en Mongolie jusqu’au 28 août 2026, a mis en lumière un paradoxe criant : 70 % des sols français sont déjà dégradés (érosion, artificialisation *, pollution), et 1,4 % du territoire est officiellement touchée par l’aridité — un chiffre appelé à exploser (jusqu’à 90 % d’ici 2050 sous l’effet du réchauffement climatique). Pourtant, la France n’a reconnu son statut de "nation affectée" qu’en 2024, après des décennies de déni.
L’absurdité ?
On a tout fait pour aggraver le problème : agriculture intensive, engrais, pesticides, artificialisation des terres, destruction des zones humides… tout en sachant que les sols sont le socle de la vie (eau, biodiversité, nourriture).
On s’obstine dans des fausses solutions : mégabassines (comme à Sainte-Soline), dépollution qui déplace le problème, dessalement énergivore… plutôt que de restaurer les cycles naturels de l’eau.
On attend la catastrophe pour agir : sécheresses records, forêts en voie d’aridification, conflits pour l’eau (prix multiplié par 2 à 5 d’ici 2050), alors que des alternatives existent (hydrologie régénérative).
On sacrifie l’avenir au présent : en 2050, 75 % du pays pourrait manquer d’eau, mais aujourd’hui, on continue à privilégier l’agriculture intensive et les ouvrages illégaux, au mépris des écosystèmes et des générations futures.
En bref : La France a choisi la dégradation en connaissance de cause, comme si elle avait parié sur sa propre résilience… et perdu. La question n’est plus si la crise arrivera, mais quand — et comment on expliquera à nos enfants qu’on a vu venir le désastre sans rien changer.
(*) altération durable de tout ou partie des fonctions écologiques d’un sol, en particulier de ses fonctions biologiques, hydriques et climatiques, ainsi que de son potentiel agronomique par son occupation ou son usage.
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